Réflexions sur la Parole, chaque Dimanche...

Ce site est une réponse à l'exhortation de Benoît XVI Verbum Domini.
En ouverture du Synode qui a abouti à ce texte, le Saint Père déclarait :" Seule la Parole de Dieu peut changer profondément le coeur de l'homme et il est alors important que chaque croyant et chaque communauté entre dans une intimité toujours plus grande avec elle." Et il ajoutait: "c'est un don et une tâche incontournable de l'Eglise de communiquer la joie qui vient de la rencontre avec la personne du Christ, Parole du Dieu présent au milieu de nous."
L'annonce de la Parole dans un véritable élan missionnaire doit être le souci de tous les catholiques. On trouvera donc ici quelques réflexions et éclaircissements sur l'Evangile, au fil des Dimanches de l'année liturgique. Ces notes sont le fruit d'un travail de longue haleine sur la Bible, avec des prêtres, des exégètes, ou au sein d'équipes pastorales. Elles ont pour seule ambition de nous faire toujours plus apprécier la saveur de la Parole, de nous transformer toujours davantage en ces disciples au coeur brûlant qu'accompagna le Christ sur le chemin d'Emmaüs. Et de mieux nous préparer à la fraction du pain.

Célébration de tous les saints

  

Actualités

Chaque année, à la Toussaint, nous lisons les béatitudes selon saint Matthieu. Nous sommes sensibles à ce regroupement opéré par l'évangéliste. Il nous rappelle l'idéal que nous fixe notre foi et qu'ont su réaliser une foule de chrétiens ordinaires en assumant leurs occupations ordinaires. Peut-être est-ce cette référence qui nous incline à les enregistrer sur un plan assez moralisateur, plus orienté vers le bonheur final que vers leur dynamisme actuel.

Nous oublions facilement que Luc, lui aussi, à huit reprises, parle du bonheur qui ressort de notre foi chrétienne. Il ne le fait pas exactement à la manière de Matthieu et c'est là l'intérêt de rapprocher les deux expressions évangéliques. En percevant leur complémentarité, nous ne pouvons qu'en tirer bénéfice.  On trouvera donc ici quelques commentaires due les béatitudes selon saint Luc

 

Evangiles

Evangile selon saint Matthieu  5/1-12   

Voyant les foules, il monta vers la montagne et, comme il s'asseyait, vinrent auprès de lui ses disciples. Ouvrant la bouche, il les enseignait en disant:

1. Heureux les pauvres en esprit,

parce qu'à eux est le Royaume des cieux

2. Heureux les doux,

parce que eux, ils hériteront de la terre :

3. Heureux les affligés,

parce que eux, ils seront consolés

4. Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice,

parce que eux, ils seront rassasiés

5. Heureux ceux qui ont pitié,

parce que eux, ils seront pris en pitié

6. Heureux les purs de cœurs,

parce que eux, ils verront Dieu

7. Heureux ceux qui construisent la paix,

parce que eux, ils seront appelés fils de Dieu

8. Heureux les persécutés à cause de la justice,

parce qu'à eux est le Royaume des cieux

 

Heureux êtes-vous quand on vous insultera et vous persécutera et dira toute méchanceté contre vous, en mentant, à cause de moi

Réjouissez-vous et soyez dans l'allégresse, parce que votre récompense est grande dans les cieux, car ainsi on a persécuté les prophètes qui furent avant vous.

 

 Les béatitudes chez Luc

Il est possible de distinguer deux groupes.

Le premier (6/20…) est inséré dans le cadre du ministère proprement historique de Jésus. Luc traite de "la Parole et de son premier rayonnement"… après le choix des apôtres, il résume "le cœur de la Parole"… il situe en tête quatre béatitudes marquant la continuité avec l'Ancien Testament : … il en renforce la portée en ajoutant quatre "plaintes" contrastées… Leur style est proche de celui qu'adopte Matthieu pour sa propre présentation

Heureux les pauvres, parce que vôtre est le Royaume de Dieu.(6/20)

Heureux ceux qui ont faim maintenant, parce que vous serez rassasiés

Heureux ceux qui pleurent maintenant, parce que vous rirez

Heureux êtes-vous quand les hommes vous auront haïs,et quand ils vous auront mis à part et vous auront insultés, et auront rejeté votre nom comme méchant à cause du Fils de l'homme. Réjouissez-vous en ce jour-là et bondissez de joie car voici : votre récompense est grande car de la même façon leurs pères faisaient aux prophètes

Pourtant, hélas pour vous les riches, parce que vous obtenez votre consolation.(6/24)

Hélas pour vous qui vous trouvez repus maintenant, parce que vous aurez faim.

Hélas pour vous qui riez maintenant, parce que vous serez affligés et pleurerez.

Hélas quand tous les hommes auront dit du bien de vous, car de la même façon leurs pères faisaient aux faux prophètes.

Le second groupe est "semé" au long de la marche de l'Eglise. Il est le plus intéressant à étudier en raison de la progression qu'il exprime et de l'amplitude que le contexte donne à chacune des quatre béatitudes concernées.

1* idée-force du ministère des 72 autres, envoyés en avant de Jésus pour approcher le Royaume

Heureux les yeux qui regardent ce que vous regardez, car, je vous le dis, de nombreux prophètes et de rois ont voulu voir ce que vous regardez et ne le virent pas, et entendre ce que vous entendez et ne l'entendirent pas. (10/24)

2* idée-force de l'ensemble qui souligne la priorité qui doit être donnée à la Parole

Il arriva ceci: … une femme lui dit : Heureux le ventre qui t'a porté et les seins que tu as sucés. Il lui dit: Heureux au contraire ceux qui entendent la Parole de Dieu et qui la gardent.(11/27)

3* idée-force de l'ensemble qui invite à la vigilance

Que vos reins soient ceints et vos lampes sans cesse allumées. Vous, soyez semblables à des hommes qui accueillent leur propre Seigneur quand il quitte les noces afin que, lorsqu'il sera venu et qu'il aura cogné à la porte, aussitôt ils lui ouvrent.

Heureux ces serviteurs que le Seigneur, étant venu, trouvera sans cesse vigilants. Amen je vous dis qu'il se ceindra, les couchera à table et, étant passé, les servira. (12/36)

Cette béatitude est doublée en raison de l'importance que Luc donne à cette recommandation au niveau des responsables.

Quel est, de fait, l'intendant fidèle, l'avisé que le Seigneur établira sur sa domesticité pour donner en son moment la mesure de blé. Heureux ce serviteur-là que, étant venu, son Seigneur trouvera en train de faire ainsi. Vraiment, je vous dis qu'il l'établira sur tout ce qui se trouve à lui (21/42)

4* idée-force de l'ensemble présentant la communauté sous l'image d'un dîner auquel beaucoup sont invités

Quelqu'un de ceux qui se trouvaient attablés avec lui, lui dit ceci: Heureux qui mangera le pain dans le Royaume de Dieu. Il lui dit : un homme faisait un grand dîner et il invita beaucoup de gens.(14/15)

 

Piste possible de réflexion : les quatre "bonheurs" du chrétien selon Luc

Luc répartit les béatitudes en deux groupes.

= Dans la partie qu'il consacre au ministère proprement historique de Jésus, il situe quatre d'entre elles en tête du "cœur de la Parole": elles concernent les pauvres, ceux qui ont faim, ceux qui pleurent et ceux qui sont persécutés en raison de leur foi (6/20). Elles marquent la continuité avec l'Ancien Testament. Leur style est proche de celui qu'adopte Matthieu pour sa propre présentation, l'originalité de Luc vient du fait qu'il en souligne la portée en leur ajoutant quatre "plaintes" contrastés: hélas pour les riches, pour ceux qui sont repus, pour ceux qui rient, pour ceux dont on dit du bien (6/24).

= Sans nous y arrêter particulièrement, nous avons bénéficié de quatre autres béatitudes en nous laissant entraîner par ce qui était dit de la "marche de l'Eglise" au long des dimanches ordinaires. Luc les a semées tout au long de ce parcours. En les repérant plus nettement aujourd'hui sans trop d'effort de mémoire, nous pouvons leur donner toute leur densité. Luc ne nous a pas caché les difficultés que nous pourrions rencontrer dans la mission… aujourd'hui il nous rappelle les quatre bonheurs qui lui sont attachés…

Premier bonheur : la confiance que Jésus nous manifeste en nous confiant la mission

Heureux les yeux qui regardent ce que vous regardez, car, je vous le dis, de nombreux prophètes et de rois ont voulu voir ce que vous regardez et ne le virent pas, et entendre ce que vous entendez et ne l'entendirent pas. (10/24)

Nous lisons cette béatitude en idée-force du premier ensemble alors que Jésus en désigne 72 "autres" et les "envoie devant lui vers tout lieu où il comptait venir". Ces 72 préfigurent les chrétiens ultérieurs en faisant de la mission la dynamique de leur foi

Jusque-là seuls les 12 apôtres avaient été investis de responsabilité et voici que le relais est proposé "à part entière" à une nouvelle génération. Passer par des hommes pour aller aux hommes, tel était le "pari" qui avait marqué le ministère historique… ce n'était pas là une exception, car tel est le pari qui doit être perçu comme volonté essentielle du ressuscité. Et, de peur que ce relais ne soit affecté d'un "correctif" qui en diminuerait les enjeux, la mission des chrétiens-envoyés est précisée selon les termes mêmes de la mission de Jésus: ils "approcheront" le Royaume en tous temps et en tous lieux. Jésus vivra avec eux une solidarité des plus étroites: "Celui qui vous entend, m'entend; celui qui vous méprise me méprise" (10/16)

Luc fait mention tout aussitôt de leur efficacité et c'est au retour d'une première mission qu'il situe cette béatitude. Ce qu'il nous invite à voir et qui n'a pas été vu autrefois… ce n'est pas simplement l'originalité de ce relais, c'est la confiance, l'amitié et la solidarité qu'il traduit de la part de Jésus envers nous.

Les conditions d'aujourd'hui ne sont pas toujours favorables pour ceux qui perçoivent la dimension active de leur foi. "Les ouvriers sont peu nombreux" et, de ce fait, nos communautés ont bien du mal à assurer, ne serait-ce que les semailles en vue de la moisson. Par ailleurs, la référence à une ancienne vision d'Eglise ne fait souvent qu'alourdir ou retarder le nécessaire passage de relais. Peut-être est-ce l'occasion de percevoir que ces difficultés même nous rappellent un autre bonheur, celui de ne pas être "considérés comme des serviteurs, mais comme des amis", des amis responsables envoyés pour porter du fruit, un fruit qui demeure d'autant plus qu'il a été engendré par action commune de Jésus et de ses témoins.

 

Deuxième bonheur : la densité et la vitalité de la Parole dont nous disposons

Il arriva ceci: … une femme lui dit : Heureuse celle qui t'a porté et nourri. Il lui dit: Heureux au contraire ceux qui entendent la Parole de Dieu et qui la gardent.(11/27)

Comme cette femme, une certaine éducation nous a souvent orientés vers ce qui était présenté comme les "mystères" de Dieu. Il nous était recommandé d'abdiquer tout effort d'intelligence pour nous concentrer sur la morale et sur la "vie spirituelle". Et la valeur de cette orientation était soulignée par l'exaltation de destins hors du commun… L'évangile a été ainsi vidé de sa densité d'humanité…

Or la richesse qu'apporte le témoignage de Jésus vient de ce qu'il équilibre l'humain avec ce qui demeure l'inconnu du divin. En lui le monde de Dieu nous a rejoint, non pour nous entraîner présentement vers un ailleurs, mais pour nous aider à construire autrement notre "ici" et notre "maintenant". Certes, nous pressentons que ce travail semble devoir déboucher sur une ultime réussite, mais nous trahissons l'évangile si nous l'interprétons "à l'envers" du mouvement qu'il nous propose.

Les chrétiens sortent peu à peu de ces anomalies en prêtant davantage attention aux textes qui rapportent la Parole initiale. Il est vrai, ce désir de compréhension pourrait leur paraître ardu ou trop intellectuel. Luc anticipe un tel jugement en parlant de l'écoute attentive de la Parole comme d'une source de bonheur.

Pour nous permettre de mieux le mesurer, il nous invite à prendre conscience de son double apport. La Parole est d'abord une richesse dont dispose tout disciple en vue de vivre avec Jésus un lien personnel. L'épisode de Marthe et de Marie doit rester dans les mémoires. Pour tout chrétien l'écoute du témoignage de Jésus constitue la "bonne part" qui lui évite toute agitation à courte vue. Et c'est là que, tout naturellement, l'Esprit de Jésus "fonctionne" en sa plus grande efficacité.

A partir de ce temps personnel, la Parole est appelée à être diffusée par les envoyés. Elle a donc une dimension missionnaire. Cette extension ne peut manquer de créer de nouvelles difficultés en raison des oppositions ou des jugements faussés. Mais quelle joie lorsque la Parole est reçue avec enthousiasme et suscite de façon souvent inattendue une authentique vie de foi! Luc en était le meilleur exemple: chrétien de culture grecque, c'est en écoute d'une Parole encore teintée de culture juive qu'il avait découvert Jésus

Aujourd'hui, dans l'Eglise, nous bénéficions de conditions favorables pour débroussailler l'Evangile des pesanteurs de l'histoire et il nous est donné le premier bonheur de retrouver personnellement son dynamisme. Mais, malgré des conditions moins favorables que par le passé, sachons percevoir ce qui doit faire notre deuxième bonheur. Au milieu d'une multiplicité de discours, le retour à l'évangile permet de présenter à la source de notre foi un témoignage qui "fait le poids" en humanité et en vraie divinité. Beaucoup y sont sensibles mais restent encore hésitants… qui sait ce qu'il en sera demain? …

Troisième bonheur : l'accompagnement et le soutien de Jésus ressuscité

Que vos reins soient ceints et vos lampes sans cesse allumées. Vous, soyez semblables à des hommes qui accueillent leur propre Seigneur quand il quitte les noces afin que, lorsqu'il sera venu et qu'il aura cogné à la porte, aussitôt ils lui ouvrent.

Heureux ces serviteurs que le Seigneur, étant venu, trouvera sans cesse vigilants. Amen je vous dis qu'il se ceindra, les couchera à table et, étant passé, les servira. (12/36)

Il nous faut rectifier la mauvaise interprétation qui est souvent donnée à la formulation de cette béatitude. Il ne s'agit pas de la récompense finale que Jésus réserve à ceux qui seront restés vigilants. Pour Luc, le "retour des noces" évoque la résurrection de Jésus et donc sa présence actuelle à nos côtés. Il l'exprimera sans ambiguïté dans le récit d'Emmaüs.

Depuis le jour de Pâques, "Jésus en personne s'approche et fait route avec nous", même si "nos yeux ne peuvent plus le reconnaître" (24/15). Comme l'exprimera l'auteur de l'Apocalypse, "il frappe à notre porte" et celui qui lui ouvre le voit prendre place à sa table et partager son repas" (3/20). Telle est une des sources de notre bonheur

L'esprit de cette béatitude est proche de celui qui s'exprimait dans la première, mais elle apporte une note supplémentaire en intensifiant et actualisant la solidarité de Jésus avec nous. Comment en est-on arrivé à situer Jésus dans un ciel lointain?… Cette perspective ne peut engendrer qu'un bonheur relatif. Fort heureusement, c'est dans une autre ambiance que Luc nous invite à situer le rapport de Jésus à notre engagement actuel. Notre bonheur participe à la joie qui est la sienne lorsque nous vivons le lien étroit entre la vigne et les sarments.

Telle est certitude sur laquelle repose notre bonheur: "il est avec nous en chaque instant jusqu'à la fin des temps".

 

Quatrième bonheur : le soutien d'une communauté

Quelqu'un de ceux qui se trouvaient attablés avec lui, lui dit ceci: Heureux qui mangera le pain dans le Royaume de Dieu. Il lui dit : un homme faisait un grand dîner et il invita beaucoup de gens.(14/15)…Nous connaissons la suite de cette parabole…

Luc n'est pas utopique. Dans les Actes des Apôtres, il n'a pas caché les difficultés que la première communauté a rencontrées pour s'organiser selon l'Esprit que Jésus avait inculqué à ses premiers amis. Il sait qu'elles ont été surmontées par approfondissement de la foi. C'est sans doute la raison pour laquelle, lorsqu'il parle du bonheur qui résulte de notre participation à une communauté, il fait plus appel à la réflexion qu'au sentiment. Il ne manque pas cependant d'en préciser deux sources.

= Il relie la première au "visage particulier de la communauté chrétienne".

Elle ne descend pas du ciel ni ne se constitue par nécessité à la manière des sociétés humaines. Elle émane d'une "personne": Jésus… C'est lui qui invite, c'est lui l'hôte qui y reste présent, discrètement, en orientant l'activité de serviteurs-responsables.

C'est lui qui a tenu à lui donner la finalité d'un "repas", lieu de partage et de nourriture, actualisant le ministère de service qu'il avait déployé au temps historique. Ce sont les mêmes valeurs de liberté, de simplicité et d'universalité qui doivent inspirer son ambiance. Tout élitisme est à bannir pour laisser place à la vérité des rapports mutuels…

Notre premier bonheur tient dans le fait d'être intégrés à cette communauté: elle est le lieu privilégié de notre dialogue avec Jésus, tout en étant le lieu privilégié des échanges avec nos frères chrétiens. Il est vrai qu'au départ, notre réponse n'allait pas de soi; comme bien d'autres nous aurions pu nous laisser piéger par nos biens, notre travail ou nos loisirs. Mais, avec le recul, ce que nous avons laissé est bien peu de choses au regard de ce qui nous a été apporté… Car nous avons été admis tels que nous étions: pauvres, aveugles, boiteux… et ce repas, discrètement, nous a "enrichis" en bien des domaines… il nous a permis de "voir" plus nettement nos rapports aux autres, à Dieu et à nous-mêmes… et il nous a souvent "soutenus" alors que la charge de nos vies se faisait plus lourde…

= Notre deuxième bonheur naît du dynamisme qui affecte le rayonnement et le renouvellement de cette communauté. L'engagement diversifié de chacun contribue à cette vitalité mais tous s'en retrouvent solidaires. Nous ne sommes peut-être pas directement le berger qui ramène au bercail la brebis égarée, mais son initiative comble un éloignement qui affectait l'ensemble… Nous ne sommes peut-être pas à l'origine des évolutions internes, mais il en résulte une meilleure adaptation du cadre au ressourcement d'une foi commune… Le fils qui revient ne nous était peut-être pas particulièrement proche, mais il nous appartient de lui redonner vigueur et espoir en l'accueillant comme un frère…

De par leur solidarité, bien des groupes humains vivent un bonheur de cet ordre. Mais, en communauté chrétienne, la personnalité de Jésus, la densité et l'humanité de son témoignage passé, la conscience de sa présence donnent à ce bonheur une "chaleur" toute particulière.

 

Conclusion

Il est certain que notre mentalité moderne est spontanément plus "accordée" à la formulation de Luc qu'à la formulation de Matthieu. Il s'agit du même bonheur mais le regroupement précédent nous livre une expression moins statique, moins moralisante, plus adaptée à la manière dont nous vivons notre foi actuellement.

Nous autorisant du fait que Matthieu a été privilégié pendant des siècles, il nous reste bien des années avant d'avoir épuisé Luc…

 
Actualités

Ici, vous avez accès à toutes les actualités de JADE, maison d'édition de musique sacrée.
Le site de JADE est visible ici.

 
 
Contact

Vous pouvez nous contacter en cliquant ici.

 
 
Catéchèse & Pastorale

Vous trouverez ici divers articles concernant la Catéchèse et la Pastorale.
Veuillez suivre ce lien.

 
 
Sites amis

Le site de Monseigneur Thomas : www.thomasjch.fr