Réflexions sur la Parole, chaque Dimanche...

Ce site est une réponse à l'exhortation de Benoît XVI Verbum Domini.
En ouverture du Synode qui a abouti à ce texte, le Saint Père déclarait :" Seule la Parole de Dieu peut changer profondément le coeur de l'homme et il est alors important que chaque croyant et chaque communauté entre dans une intimité toujours plus grande avec elle." Et il ajoutait: "c'est un don et une tâche incontournable de l'Eglise de communiquer la joie qui vient de la rencontre avec la personne du Christ, Parole du Dieu présent au milieu de nous."
L'annonce de la Parole dans un véritable élan missionnaire doit être le souci de tous les catholiques. On trouvera donc ici quelques réflexions et éclaircissements sur l'Evangile, au fil des Dimanches de l'année liturgique. Ces notes sont le fruit d'un travail de longue haleine sur la Bible, avec des prêtres, des exégètes, ou au sein d'équipes pastorales. Elles ont pour seule ambition de nous faire toujours plus apprécier la saveur de la Parole, de nous transformer toujours davantage en ces disciples au coeur brûlant qu'accompagna le Christ sur le chemin d'Emmaüs. Et de mieux nous préparer à la fraction du pain.

Année A : Dimanche de la TRINITE

 

Actualité

Lorsqu'un texte évoque  la Trinité, un flot d'enseignements remonte à notre esprit. Le plus souvent, ces souvenirs sont marqués de tous les handicaps qui affectent le domaine dit religieux… complications, explications nébuleuses, pour aboutir à la même conclusion : c'est un "mystère", il n'y a qu'à le croire… A juste raison, nous refusons cette approche, mais nous nous trouvons fort démunis, particulièrement face aux objections de nos contemporains. La plupart ont entendu parler de cette "anomalie" concernant le Dieu des chrétiens et rares sont ceux qui, avant d'en parler, ont entrepris de saisir ce dont il en retournait.

Il ne fait aucun doute que la présentation habituelle du dogme de la Trinité exigerait aujourd'hui d'être reprise. Les évolutions qui séparent notre vocabulaire et nos modèles de pensée de ceux qui exprimèrent une première formulation, il y a bien longtemps, sont importantes et multiples. Quelques remarques de bon sens peuvent préparer le terrain.

 

 

Evangiles

Evangile selon saint Matthieu 28/16-20

= Les onze disciples allèrent vers la Galilée vers la montagne où Jésus leur avait prescrit d'aller.

Le voyant, ils se prosternèrent or ils doutèrent.

= Venant auprès d'eux, Jésus leur parla en disant :

a). Toute autorité me fut donnée au ciel et sur la terre. 

b). Allant donc faites disciples toutes les nations 

c). en les baptisant au nom du Père et du Fils et de l'Esprit 

b'). en les enseignant à garder tout ce que je vous ai commandé. 

a'). Et voici : moi, je suis avec vous, tous les jours, jusqu'à la consommation du siècle. " 

Contexte des versets retenus par la liturgie.

* Nous pouvons être surpris de trouver un texte de Matthieu alors que nous sommes dans l'année Marc. Celui-ci n'ignore pas le "visage trinitaire" de Jésus. Il mentionne la présence de l'Esprit en lui dès le début de son ministère et il souligne le lien étroit avec le Père dans les événements de la passion. Mais il est difficile de trouver un groupe de versets qui synthétise cette pensée.

Ce passage est l’un des rares passages d'évangile où nous trouvons la mention trinitaire dans une expression assez proche de celle que nous connaissons. Il s'agit sans doute de la reprise d'une formule liturgique baptismale qui devait accompagner une triple immersion, d'où la conjonction "et" qui égalise les références.

* Ces versets sont également lus, en année A, au jour de l'Ascension. A cette occasion, nous avons concentré la réflexion sur "l'ascension des disciples à la lumière de l'ascension de Jésus".  

* Deux expressions ont dévié de leur sens originel et risquent de mal orienter la réflexion : "baptiser" et "au Nom de"…

Le baptême est un rite commun à de nombreuses religions. Il est associé aux cérémonies de "passage", principalement à la naissance ou à la mort. Parfois l'accent est mis sur le geste lui-même: "tremper, plonger dans", celui-ci marque alors une rupture et un renouveau, une disparition et une émergence. Parfois l'accent est mis sur l'eau purificatrice. Le groupe juif des esséniens l'avait adopté de façon quotidienne pour symboliser l'effort vers une vie pure. Il était aussi pratiqué chez les juifs lors de l'admission des prosélytes.

Jean-Baptiste l'avait orienté vers l'accueil du Messie. Nous savons par les Actes des Apôtres qu'il continua d'être pratiqué par le groupe de ses disciples longtemps après sa mort. En ce qui concerne le baptême chrétien, il apparaît au soir de la Pentecôte (2/22). De façon globale, Pierre avait adressé de vifs reproches à son auditoire: "malgré "miracles, signes et prodiges vous avez livré et supprimé Jésus en le faisant crucifier par la main des impies". Certains manifestent leur regret: "Que nous faut-il faire?". C'est alors que le baptême est proposé "au nom de Jésus-Christ", comme "signe de conversion pour le pardon des péchés", le plus grand péché ayant été à l'évidence la condamnation de Jésus. La deuxième mention du baptême intervient beaucoup plus tard, lors de la prédication de Philippe en Samarie, après le martyre d'Etienne (8/12). Le geste semble être devenu le rite courant d'entrée dans la communauté chrétienne.

De façon générale, le Nom a été réduit à une simple désignation conventionnelle. Pour les mentalités primitives, qu'elles soient chinoise, égyptienne ou juive, il en allait tout autrement. Quelques relents de magie restaient attachés au nom et lui conférait une puissance sur l'être qu'il désignait ou une participation aux pouvoirs qu'on lui prêtait. Ainsi le nom divin n'était-il jamais prononcé lors des célébrations juives, un silence traduisait le mystère d'une présence.

Il faut reconnaître que, même dans le cas où la densité de référence a été conservée, l'expression "au nom de" s'est trouvée réduite à une simple formule d'introduction. Le signe de croix en est l'exemple le plus courant.


Piste possible de réflexion : la "richesse" trinitaire en Jésus


1er point : la trinité = progrès du "visage" donné à Dieu

Les querelles théologiques des premiers siècles ont ignoré un fait important : la formation évoluée qu'avaient reçue, en milieu juif, ceux qui devinrent ensuite les disciples de Jésus. Cette formation ne peut être réduite aux "conceptions païennes" que nous prêtons facilement aux civilisations primitives. Au contraire, les études actuelles concordent pour marquer les avancées de la culture juive dans son sens de Dieu comme dans son sens de l'homme.

Ceci nous permet de mieux situer l'accueil que les disciples réservèrent aux idées de Jésus. L'évangile ne les présente pas comme des "demeurés", ni comme des "illuminés" prêts à croire n'importe quoi. S'ils ont adhéré à une nouvelle pensée, c'est qu'ils y percevaient un progrès. Car, malgré la valeur de ses penseurs, le passé juif conservait nombre d'impasses. Jésus n'a pas cherché à combler ces déficits de façon autoritaire mais de façon progressive. Les formulations hésitantes des premiers témoignages nous invitent à respecter l'esprit qui fut le sien et le leur. Il ne s'agissait pas de mettre fin à la recherche d'un passé en "plaquant" une révélation qui mettrait fin à une méconnaissance "théorique", il s'agissait de continuer une progression vivante. Les jalons qui furent distillés avant comme après la résurrection ont aidé à pénétrer plus avant dans un "mystère", sans cacher qu'il restait et restera "mystère "…

Aujourd'hui, face à la grande diversité des courants religieux ou athées, nombre de chrétiens font un  complexe d'infériorité. Ils sont souvent excusables en raison de présentations théologiques qui avaient adopté la forme "d'explications". Elles oubliaient de mentionner que le mouvement premier de la foi chrétienne est celui d'une recherche plus que d'un savoir. La Trinité ne peut être une arme de combat contre l'athéisme et le déisme contemporain, elle est une "chance" au regard des "impasses" qui se font de plus en plus sentir à leur sujet. Encore faut-il qu'elle ne se trouve pas encombrée des feuilles mortes du passé. La seule méthode reste donc le retour aux sources… selon la méthode habituelle, ce que disent les textes, tout ce qu'ils disent, rien d’autre que ce qu'ils disent.


2ème point : le cadre de toute réflexion trinitaire = Jésus ressuscité avec nous

Il est facile de repérer que la mention trinitaire est au centre de deux cadres qui "s'emboîtent" l'un à l'autre. Notre mentalité moderne y prête peu d'attention, mais  cette forme sert de guide à la pensée juive. Chaque cadre se compose de deux regards progressifs qui se répondent symétriquement: deux regards complémentaires sur Jésus-ressuscité sont unis à deux regards complémentaires sur la mission des apôtres.

* L'évangéliste nous invite d'abord à bien situer Jésus ressuscité, en lui-même et par rapport à nous aujourd'hui.

La foi trinitaire est une particularité chrétienne et il est illusoire de vouloir l'aborder par un autre biais. Ceci ne signifie pas que l'idée de Trinité soit irrationnelle. Ce reproche peut être adressé à la vision simpliste, passée en erreur habituelle, sous la forme qu'en Dieu 1=3, mais ce n'est pas la vision évangélique. Celle-ci repose sur la base que "Dieu, personne ne l'a jamais vu" et qu'il est abusif d'imposer le "visage soi-disant universel" que suggère l'imaginaire humain à partir de ses rêves et de ses peurs. Plusieurs hypothèses sont possibles "à part entière" et la Trinité en est une.

La foi trinitaire est liée à Jésus en raison de "l'autorité" qu'il détient désormais. Le mot "autorité" est difficile à traduire, car, en langage moderne, son sens est proche d'autoritarisme. Pour Matthieu, il s'agit plus profondément de "ce qui émane" de Jésus lui-même en son être de ressuscité, donc au terme de son témoignage. Durant les années historiques, son universalité et son enracinement divin ne transparaissaient pas pleinement. Il pouvait être assimilé aux nombreux personnages qui se sont consacrés à faire progresser les valeurs de leur temps. Après Pâque le doute n'est plus permis, Jésus est plus qu'une personne particulière, circonscrite dans les étroites limites d'un lieu et d'une époque. Son "être" transcende le temps et l'espace…

Mais, en raison même de cette situation, la tentation est grande de le "remettre au ciel". Ceci aurait plusieurs conséquences: la foi trinitaire porterait sur un autre monde, assez théorique… par ailleurs, l'intensité vitale de sa présence passée n'aurait été qu'une simple parenthèse… et, par voie de conséquence, notre présent n'aurait rien à voir avec un influx trinitaire.

D'où la dernière phrase qui implique un complément indispensable : "Je suis avec vous, tous les jours"… Matthieu tient beaucoup à cette conviction. Il l'a exprimée dès le début de son évangile : "on l'appellera Emmanuel, nom qui se traduit: Dieu-avec-nous". En fin de son œuvre, il en fait une "ouverture" nécessaire à une authentique foi chrétienne.

* Cette vision de Jésus fonde naturellement la mission des apôtres. Leur relais nous paraît naturel et il l'a été d'une certaine façon, mais l'évangéliste tient à lui donner une importance trinitaire. Pas plus après qu'avant la résurrection, la Trinité ne se "prouve", ni ne se déploie en manifestations spectaculaires. La réflexion des uns est amenée à nourrir celle des autres en échange communautaire.

"Témoins de la résurrection", les apôtres ont à en faire vivre. C'est pourquoi Jésus ne leur demande pas de recruter, mais de faire des disciples. Maintenant que la résurrection rend la chose possible en tous temps et en tous lieux, ils doivent permettre à d'autres de rencontrer Jésus comme eux-mêmes l'ont rencontré autrefois, en un mot d'être au contact de son "mystère" comme ils l'ont été eux-mêmes.

Pour que ce contact avec Jésus ne se réduise pas à une adhésion formelle, la référence au témoignage historique reste fondamentale. Elle évite toute illusion en même temps qu'elle nourrit de façon vitale la rencontre actuelle avec Jésus… La résurrection ne gomme pas l'humanité du passé… bien au contraire, elle la fait apparaître dans toute sa densité. Pour tous désormais, elle est un chemin qui éclaire notre propre humanité, nous aide à en lire la vérité et nous permet d'y trouver source de vie.

Mais elle ne peut jouer ce rôle que si elle est enseigné, explicité par ceux qui ont "vu et entendu"… La prédication des apôtres doit donc porter sur "ce que Jésus leur a commandé". Ne faisons pas d'erreur en interprétant ce conseil. Rappelons-nous le sens exact que les juifs donnaient au mot "commandement": il s'agissait d'une révélation concernant les "mœurs de Dieu"… en donnant la Loi à Moïse, Dieu lui avait livré quelque chose de son intimité. De même, au long d'une vie commune nourrie de dialogue, Jésus avait livré à ses apôtres quelque chose de sa personnalité et de son 'style' d'engagement au cœur du monde… C'est cette "révélation" qui doit être sans cesse méditée et approfondie, car c'est d'elle que jaillit une "lumière trinitaire"…

Le travail ne sera donc jamais terminé, car l'évolution des modèles de pensée au long de l'histoire de l'Eglise ramènera toujours au témoignage initial pour en découvrir les racines et en rendre compte en langage sans cesse renouvelé.


3ème point: le cheminement de toute réflexion trinitaire

Nous arrivons ainsi au cœur de la présentation de Matthieu et  l'enchaînement de ce qui a précédé y amène tout naturellement.

= Il s'agit d'abord de "plonger" dans un certain milieu. Le mot "baptême" a perdu ce sens originel. Or, c'est à ce geste que se référaient les nombreuses religions qui l'avaient adopté comme rite. Les juifs le pratiquaient lors de l'admission des prosélytes, les esséniens y recouraient quotidiennement et Jean-Baptiste l'avait proposé en signe de conversion. Sans aucun doute, telle était la signification que lui donnaient spontanément Matthieu et ses lecteurs.

Il mettait en valeur le creuset psychologique qui avait été et devait rester le milieu originel de toute foi chrétienne. Les apôtres avaient été plongés dans une ambiance trinitaire et c'est pourquoi, à leur sujet, il n'est question d'aucun rite baptismal précis. A leur tour, ils devaient plonger dans une ambiance semblable ceux qui aspiraient à être disciples.

= C'est pourquoi, on disait : baptiser "au nom de". Cette expression a, elle-aussi, perdu son sens originel. Chez les anciens, le Nom désignait la personne elle-même, ses qualités particulières, l'essentiel de son être. Evoquer un Nom c'était se relier intimement à Celui qui le portait.

Par ailleurs, les sémites avaient une vision très unitaire de la "personne" humaine. Ils n'ignoraient pas que l'homme est formé d'éléments variés et divers, mais, à la différence des grecs, ils refusaient la notion de "composé humain", pour eux l'homme est un tout, les différents mots "techniques" ne le définissent pas, ils ne font que suggérer les multiples facettes d'une unité. C'est ainsi que l'homme n'a pas un corps, il est corps… il n'a pas un esprit, il est esprit…Bien entendu, les juifs appliquaient spontanément à Dieu cette vision unitaire et, le plus naturellement du monde, les disciples l'appliquait à Jésus.

L'ambiance de la mission était ainsi toute tracée. Depuis la résurrection, le témoignage de Jésus était total et mettait en pleine lumière sa richesse de personnalité. Elle se situait au-delà de tout enseignement, car elle était de l'ordre de la vie. Il était seulement possible de souligner les trois directions dans lesquelles elle "éclatait" : plénitude d'humanité, plénitude de créativité, plénitude d'universalité.


4ème point : les étapes de la première réflexion trinitaire

Les versets de ce dimanche se situent en conclusion de l'évangile de Matthieu. Ils supposent donc connus les développements plus précis qui précédent.  

Il est relativement facile de communier à la sensibilité des amis de Jésus et aux degrés d'approfondissement qu'ils ont peu à peu franchis. Ils ont tout simplement cheminé "en amont" et "en aval" de ce dont ils avaient été témoins.

L'histoire de cette progression nous échappe, car, historiquement, elle dut être complexe. Aux souvenirs personnels et à la réflexion communautaire se sont mêlées de nombreuses références bibliques héritées d'une première formation ou suggérées par Jésus lui-même. Pourtant le mouvement de cette progression ne fait aucun doute…

1. Comme chacun de nous, Jésus a été engagé dans un tissu trinitaire ; son incarnation l'a situé en fils d'homme, frère de ses contemporains… il a été amené à assumer des responsabilités de père, ne serait-ce que dans sa profession, puis en animant le groupe de ses amis… enfin il a insufflé en ses activités un esprit selon le jeu habituel de toute relation humaine…

2. A ce niveau déjà, le recul pris sur les événements faisait percevoir une certaine originalité. Certes la plupart de ses compatriotes ne l'ont guère perçue… mais ses amis en ont eu conscience, ne serait-ce que parce qu'ils en étaient les premiers bénéficiaires. La rapidité de l'aventure où Jésus les entraînait leur faisait remettre à plus tard les réponses aux multiples questions que posait cette originalité … Mais, après Pâque, l'heure était venue de les aborder et de chercher à proposer les formulations les moins inadéquates…

3. Les disciples ne soupçonnaient peut-être pas que cette réflexion les mènerait très loin. Car deux temps de réflexion les attendaient. Les Ecritures évoquaient le thème de la création et du don messianique de l'Esprit. Il était donc "logique" que l'ouverture s'amorce en ces directions. L'universalité que Jésus avait soulignée donnait à sous-entendre un lien privilégié avec le Père, Créateur soucieux d'épanouir ceux auxquels il avait donné vie "à son image"… Quant à la présence et au rôle de l'Esprit, ils jaillissaient spontanément d'un mûrissement des souvenirs. L'intérêt pour la matérialité du partage se trouvait dépassé par l'intérêt pour l'Esprit qui s'y était exprimé et que les apôtres avaient mission de diffuser à toutes les nations…

4. Mais ce que le témoignage de Jésus révélait du Créateur, ne correspondait pas exactement aux idées que suggèrent les imaginations habituelles à ce sujet. Au temps de la mission, il fallut donc tenir compte d'autres modèles de pensée qui s'était développés indépendamment de la référence biblique.

Quant à l'Esprit, nous savons par expérience les divergences et les confusions dans lesquelles se perdent bien des discours à son sujet. Il y a tant de manières de concevoir son rapport à Dieu tout comme son rapport et ses manifestations aux hommes.

Or ce n'est pas n'importe quel Esprit qui s'était manifesté dans le témoignage de Jésus. Là aussi, il fallut dénoncer nombre d'approximations. En annonce chrétienne, l'Esprit dont il était parlé était l'Esprit de Jésus, celui qui jaillit de l'évangile authentique… c'est cet Esprit qu'il avait "reçu du Père et répandu à tous les croyants" (Actes 2/33)

En conclusion trinitaire, nous pouvons résumer la pensée de Matthieu.

C'est dans le Christ seul, Christ historique, que nous pouvons "lire" quelque chose de la Trinité. En nous fixant sur lui, nous sommes plongés dans une réalité foncièrement différente des discours habituels sur Dieu. Cette différence ne porte pas seulement sur les rites… elle ne porte pas seulement sur la densité morale d'un idéal de salut.

Ce qui est en jeu, c'est la vérité sur le monde de Dieu, ce que nous pouvons en saisir et qui nous permet de mieux ordonner ce que déjà par nous-mêmes nous pouvons saisir du monde des hommes. La Trinité est le dernier mot qui peut être dit sur Dieu à partir de l'expérience vécue en Jésus lorsque Dieu a tenu à s'approcher de l'homme…

Mise à jour le Samedi, 02 Juin 2012 08:22
 
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