Réflexions sur la Parole, chaque Dimanche...

Ce site est une réponse à l'exhortation de Benoît XVI Verbum Domini.
En ouverture du Synode qui a abouti à ce texte, le Saint Père déclarait :" Seule la Parole de Dieu peut changer profondément le coeur de l'homme et il est alors important que chaque croyant et chaque communauté entre dans une intimité toujours plus grande avec elle." Et il ajoutait: "c'est un don et une tâche incontournable de l'Eglise de communiquer la joie qui vient de la rencontre avec la personne du Christ, Parole du Dieu présent au milieu de nous."
L'annonce de la Parole dans un véritable élan missionnaire doit être le souci de tous les catholiques. On trouvera donc ici quelques réflexions et éclaircissements sur l'Evangile, au fil des Dimanches de l'année liturgique. Ces notes sont le fruit d'un travail de longue haleine sur la Bible, avec des prêtres, des exégètes, ou au sein d'équipes pastorales. Elles ont pour seule ambition de nous faire toujours plus apprécier la saveur de la Parole, de nous transformer toujours davantage en ces disciples au coeur brûlant qu'accompagna le Christ sur le chemin d'Emmaüs. Et de mieux nous préparer à la fraction du pain.

Année A : Dimanche de Pentecôte:

Année A : Fête de Pentecôte

 

Sommaire

Actualité : le souffle de Jésus

Evangile : saint Jean 20 :19-23

Précisions de vocabulaire : « souffle »

Textes et commentaires proposés pour la fête de Pentecôte

Contexte des versets retenus par la liturgie

Piste possible de réflexion: l'Esprit-Saint,  "souffle" de Jésus

Actualité

Habituellement pour évoquer le Pentecôte, nous parlons du « souffle de l’Esprit ». Jean nous invite à réfléchir sur le « souffle de Jésus ».

Evangile

Evangile selon saint Jean Jean 20/19-23

" Comme donc c'était le soir, ce jour-là, le premier de la semaine et les portes étant fermées là où étaient les disciples, par peur des Juifs, Jésus vint, il était là au milieu.

Il leur dit : " paix à vous ! "

Ayant dit cela, il leur montra ses mains et son côté.

Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur.

Jésus leur dit de nouveau : " paix à vous ! Comme le Père m'a envoyé, moi-aussi, je vous envoie ".

Et, ayant dit cela, il souffla sur (eux) et leur dit : " Recevez l'Esprit-Saint.

Si de certains vous remettez les péchés, ils leur sont remis ; si de certains vous retenez les péchés, ils leur sont retenus. "

Précisions de vocabulaire

En sens premier, le mot "souffle" se rapporte à la conception sémite de l'homme, conception unitaire différente de la conception grecque qui distingue deux "composants": l'âme et le corps. L'homme est souffle, le mot exprime la manière dont la vie concrète se manifeste dans l'homme; la respiration étant un signe de vie. Le souffle est donné par Dieu et est inséparable du corps qu'il anime. Il ne saurait périr, à la mort il retourne vers Dieu tandis que la chair, privée de souffle, se réduit en poussière.

Textes et commentaires proposés pour la fête de Pentecôte

En Année A, le découpage liturgique  reprend les premiers versets qui avaient été retenus pour le 2ème dimanche de Pâques. Amputé des doutes de Thomas et de l'importance des signes retenus par l'auteur, il ne reste de cet ensemble que la délicate question du lien entre l'Esprit-Saint et le pardon des péchés. Nous nous étions attachés à l'exposé complet en portant notre attention sur "ceux qui ont cru avant Thomas".

En Année B, sont proposées les deux dernières mentions qui concernent l'Esprit dans le Discours après la Cène: 15/26-27 et 16/12-15. Les pistes de réflexion visent à "démêler l'écheveau histoire-symboles dans le récit de Luc" et à mettre en valeur les points communs qui émergent des cinq passages qui se trouvent dispersés dans les entretiens du Jeudi-saint.

En Année C, sont proposées les deux premières mentions qui concernent l'Esprit dans le Discours après la Cène: 14/15/17 et 14/23-26. La piste de réflexion cherche à préciser "comment les apôtres ont découvert l'Esprit en Jésus."

Contexte des versets retenus par la liturgie

* A la différence de Luc, Jean situe le don de l'Esprit au soir de Pâques. Il le relie ainsi directement à la résurrection et le fait déboucher sur la mission.

* Dans le discours après la Cène, l'évangéliste évoquait le rôle de l'Esprit, il s'agissait de cinq flashs qui se trouvent insérés dans les différents entretiens. Première mention - 14/16-17 - dans le cadre du développement sur la Vérité… Deuxième mention - 14/26 - intégrée à la vision récapitulative des thèmes Chemin-Vérité-Vie… Troisième mention - 15/26-27 - en conclusion de la haine du monde envers les disciples… Quatrième mention - 16/7-11 - situant l'action de l'Esprit comme confondant le monde à propos du péché, de la "justice" et du jugement… Cinquième mention - 16/12-15 - situant l'action de l'Esprit comme guidant les disciples vers la plénitude de la Vérité…

En première mention, l'Esprit-Paraclet est envoyé par le Père à la prière du Fils… En deuxième mention, il est envoyé par le Père "au nom de Jésus"… En troisième mention, c'est Jésus qui envoie l'Esprit de Vérité qui vient du Père… En quatrième mention, c'est Jésus qui l'envoie en Paraclet… En cinquième mention, l'Esprit glorifie Jésus en "dévoilant son bien".

A l'évidence, ces flashs se complétaient les uns les autres, les derniers approfondissant la pensée des premiers. Il est difficile de préciser à quel stade de reprise se situe le passage d'aujourd'hui. Le fait que Jésus "souffle" personnellement sur ses disciples inviterait à privilégier les idées développées par les dernières mentions.

* Plusieurs passages bibliques peuvent être reliés sans conteste au mot "souffle"

Le récit de la création selon le livre de la Genèse vient spontanément à l'esprit. "Au commencement, la terre était déserte et vide, et la ténèbre couvrait l'abîme, et le souffle de Dieu planait à la surface des eaux" (1/2)… "ayant modelé l'homme avec la poussière prise du sol, Dieu insuffla dans ses narines le souffle de vie et l'homme devint un être vivant". (2/7)

Le livre de la Sagesse (15/11) évoque cette image à propos du potier fabricant d'idoles. "Il ignore Celui qui l'a façonné, qui a soufflé en lui une âme active et insufflé un esprit qui fait vivre. "

La vision d'Ézéchiel présente la ruine d'Israël en symbolisme d'ossements desséchés (37/3). Les promesses de restauration recourent aux images de la création. "Ainsi parle le Seigneur Dieu à ces ossements: Je vais faire venir en vous un souffle pour que vous viviez. Je mettrai sur vous des nerfs, je ferai croître sur vous de la chair, j'étendrai sur vous de la peau, je mettrai en vous un souffle et vous vivrez."

* Pour comprendre la véritable portée du "souffle" que Jésus projette sur ses apôtres, nous devons rappeler le sens biblique de ce mot. Nous en avons dit quelques mots ci-dessus, mais il n'est pas facile de combler la différence de sens que soulève une juste compréhension de ce geste. Même si nous en percevons la portée générale, bien des nuances risquent de nous échapper.

Nous pouvons d'ailleurs remarquer que l’on parle plus souvent du "Souffle de l'Esprit" que du "Souffle de Jésus", ce qui introduit beaucoup d'imprécision et de nombreuses visions "fantaisistes" sur l'action de l'Esprit. Rétablissons le sens que propose le  quatrième évangéliste. Les dernières mentions concernant l'Esprit dans le Discours après la Cène avaient re-précisées les choses, sans doute à l'encontre de certaines dérives. Quelques années auparavant, la première lettre de Paul aux Corinthiens (chapitres 12 à 14) les signale dans cette communauté.

Deux précisions "rectificatives" doivent donc être apportées et il faut avouer que la première est quasiment impossible à faire passer dans nos modèles de pensée actuels. Il s'agit de la vision unitaire de la personne humaine. Pour les sémites, "l'homme est un tout qui ne se laisse pas diviser. Les différents mots "techniques" qui sont employés à son sujet ne tendent qu'à exprimer les divers aspects d'expression d'un tout unitaire. Il ne s'agit pas de "composantes", mais de facettes qui en appellent au tout pour la juste interprétation de l'idée qu'ils suggèrent.

Fort heureusement, ce handicap est tempéré par la manière dont Jésus a vécu son engagement de façon très cohérente en paroles et en actions. Sa personnalité ressort sous un jour très "indivisible". Nous devons cette qualité de présentation au travail des évangélistes et au recul des siècles qui nous libère de traits "accessoires".

Nous pouvons donc réserver nos rectifications au mot "souffle". En langage courant, son sens a perdu toute référence religieuse et été réduit à celui de dynamisme ou de ténacité. Il s'agit plus d'une qualité "théorique" se mêlant à d'autres qualités. Les mots "âme" ou "esprit" ne traduisent qu'imparfaitement ce lien vital. La notion actuelle de "personne" en serait plus proche.

Pour un sémite, le "souffle" de l'homme est inséparable de deux "réalités". Il est inséparable du "souffle de Dieu". C'est à partir de son souffle que Dieu est intervenu pour animer la chair et faire surgir une personne vivante. Le "souffle" est "quelque chose de lui" qui est présent en chacun. Le souffle ne saurait périr et, à la mort, il remonte vers Dieu. Mais, présentement, le souffle est inséparable du corps qu'il anime. C'est même l'activité de ce corps, particulièrement la respiration, qui manifeste la présence du "souffle" de Dieu en quelqu'un.

Heureusement pour nous, les images symboliques du texte de la Genèse permettent d'accéder à cette conception quelque peu déconcertante.

Piste possible de réflexion: l'Esprit-Saint,  "souffle" de Jésus

Le jour de Pentecôte est naturellement un jour de réflexion sur l'Esprit. Nous sommes habitués au récit de Luc qui nous centre sur le rayonnement du groupe des apôtres au cinquantième jour après Pâques. A juste raison, il propose des symbolismes très forts pour approfondir le départ d'une histoire dont nous sommes devenus responsables. L'avenir s'ouvre à la manière d'un violent coup de vent… l'universalité du message s'amorce dans la diversité des langues.

En ce dimanche, l'évangéliste Jean propose une autre approche de cette même réalité. Il ne cherche pas à rectifier les conditions de départ d'une extension missionnaire dont il fut parmi les premiers artisans. Mais, à sa manière, il invite à en voir plus profondément les racines. A la lecture de ce passage, nous avons pu noter sa double originalité. Il situe le don de l'Esprit au soir de Pâques, en lien direct avec la résurrection. Et il renforce la continuité avec ce qui a été vécu auparavant en mentionnant le "souffle de Jésus" à la source de la mission. Attachons-nous plus particulièrement à ce second point.

Dans nos  conversations courantes, nous parlons fréquemment du "souffle de l'Esprit". Cette référence reste souvent assez floue. Il s'agit plus d'une exhortation que de la poursuite d'un objectif  situé dans une  continuité évangélique. Cette imprécision, compréhensible en raison de la diversité des temps et des lieux, ouvre parfois à des confusions sur de prétendues manifestations de l'Esprit, dans l'Eglise ou hors de l'Eglise. Jean est conscient de l'enchaînement qui permet de "garder l'équilibre". Avant de parler du "souffle de l'Esprit", il convient de parler du "souffle de Jésus" dont il émane.

1er point : le "souffle de Jésus"

* Pour comprendre la véritable portée du "souffle" que Jésus projette sur ses apôtres, nous devons rappeler le sens biblique du mot "souffle". Au long des siècles, tout en continuant à désigner le principe de la vie, le mot a perdu de son amplitude et de sa profondeur. Dans la  pensée sémite, le mot "souffle" évoquait beaucoup plus qu'aujourd'hui la totalité de la personne. Cette civilisation était marquée d'une vision unitaire de l'homme que l'influence grecque a fortement altérée par la suite. Les anciens n'ignoraient pas que l'homme est formé d'éléments variés et divers. Mais les différents mots "techniques" qu'ils employaient à son sujet ne visaient pas à traduire des "composantes", ils ne tendaient qu'à exprimer les divers aspects d'expression d'un tout qui ne se laisse pas diviser. Chacune de ces facettes en appelait au tout pour la juste interprétation de l'idée qu'elle suggérait.

Par ailleurs, le mot "souffle" avait une valeur éminemment religieuse. Deux "réalités" se conjuguaient en cette évocation. Le "souffle" de tout homme était inséparable de Celui qui en était l'origine, à savoir le "souffle de Dieu". C'est à partir de son propre souffle que Dieu intervenait pour animer la chair de chacun et faire surgir une personne vivante. Le "souffle" était donc "quelque chose de Dieu", présent jusqu'à la mort où il remontait alors vers Dieu car il ne saurait périr.

En second lieu, le souffle était inséparable du corps qu'il animait. C'est l'activité de ce corps, particulièrement la respiration, qui manifestait la présence du "souffle" en une personne. C'est l'activité de ce corps qui traduisait le retentissement de ce lien intérieur mystérieux. Tout naturellement, la Parole jouait un rôle privilégié pour traduire quelque chose du dialogue divin en un être.

* Lorsque l'évangéliste évoque le "souffle de Jésus", il parle en sémite et non en écrivain moderne. Le mot doit donc être chargé de toute l'œuvre "historique" qui a précédé et que l'auteur nous a soigneusement présentée. Concernant cette œuvre, il ne suffit pas de relever les "sentiments" qui animèrent l'engagement de Jésus. Il importe d'en traduire concrètement l'intensité et l'activité. Les "faits", et particulièrement ceux que l'évangéliste a retenu comme "signes", sont liés au "souffle de Jésus". Celui-ci a fait plus que "prouver" la densité d'un lien unique avec le monde divin, en plusieurs occasions il en a rendu visibles les principaux traits.

Chaque "signe" parle donc du "souffle de Jésus" et il ne suffit pas de les "admirer", il faut en intégrer la profondeur.

Le "souffle" des noces de Cana ne peut être limité à un service rendu à de jeunes mariés trop généreux en invitations. Il ne peut être limité au symbolisme biblique qui traduisait en vocabulaire d'unité conjugale l'alliance de Dieu avec son peuple. Il révèle une orientation différente de la foi elle-même. Les urnes destinées aux purifications sont mises au service du vin nouveau que nous pouvons désormais y puiser.

Le "souffle" des vendeurs chassés du Temple dépasse la lutte contre l'intrusion du commerce. La résurrection de Jésus témoignera du nouveau "sanctuaire" que proposent à la fois son témoignage historique et sa présence universelle sur nos routes humaines. Le "souffle" du deuxième signe de Cana en faveur d'un païen lève toute ambiguïté à ce sujet.

Le "souffle" du partage des pains est longuement précisé dans le long discours sur le Pain de vie. Au centre du quatrième évangile, il amorce le "souffle permanent" qui répond à la foi des croyants par le don de l'eucharistie. Mais il coupe court à toute vision d'une nourriture "venue d'en-haut" ou miraculeuse en elle-même. Le lien avec l'humanité historique "chair et sang" dénonce par avance toute vision "mystique". L'évangéliste va même jusqu'à anticiper ce qui fut institué au soir du jeudi saint pour mieux exprimer le "souffle" de ce signe.

Au 4ème dimanche de carême, nous avons insisté sur le "souffle" qui s'exprimait dans la guérison de l'aveugle de naissance. Il s'agissait de la densité qui animait l'exemple unique que Jésus nous a laissé en une "boue" qui unit sa Parole et l'engagement concret qui fut le sien. Ce "souffle" dépassait toute compassion et son invitation à une démarche vers Siloé traduisait le style qui marque l'originalité de la foi chrétienne.

Malgré sa présentation complexe, le "souffle" de la réanimation de Lazare allait au plus loin de ce qui reste pour beaucoup une grande épreuve. Il dépassait les fausses consolations tout en respectant le poids personnel des ruptures. Il ramenait à une juste vision de la foi comme moteur de vie, ici et maintenant.

Et que dire du "souffle" qui provoqua l'étonnement des apôtres au soir du jeudi-saint. Le lavement des pieds résumait parfaitement l'esprit de ce qui avait été vécu en partage quotidien et traduisait la continuité qu'il nous faut accueillir après Pâques. "Je ne vous appelle plus serviteurs, je vous appelle amis"… "c'est un exemple que je vous ai donné pour que vous fassiez, vous-aussi, comme moi j'ai fait pour vous".

Tel est le "souffle de Jésus" dont les apôtres avaient été témoins ou bénéficiaires. Tel est le "souffle" qui semblait errant depuis que Jésus, du haut de la croix, avait penché la tête vers cette terre où il avait vécu son témoignage. L'évangéliste employait à cet instant une expression des plus larges: Jésus "livrait" son souffle, sans autre précision sur le ou les destinataires.

2ème point : continuité "logique" du "souffle divin"

* Le récit de l'évangéliste concernant la transmission du "souffle" au soir de Pâques évoque bien d'autres références et nous ne pouvons les ignorer. Les images symboliques du texte de la Genèse concernant la création de l'homme nous reviennent particulièrement en mémoire "Ayant modelé l'homme avec la poussière prise du sol, Dieu insuffla dans ses narines le souffle de vie et l'homme devint un être vivant". (2/7)

A la lumière de sa résurrection, Jésus communique à ses disciples la charge de continuer son œuvre, mais il tient à leur confirmer sa valeur de nouvelle création. Ce devra être l'impulsion prioritaire qu'ils donneront à leur engagement. En son témoignage historique, Jésus avait pris la poussière de notre quotidien et en avait modelé un authentique type d'humanité. Ce n'est pas sans raison qu'il montre à ses amis les deux signes qui synthétisent la lumière qui avait brillé dans les ténèbres, ses mains, signes de son activité et son côté, signe des sentiments qui l'avaient mené au don total de lui-même. Tel était le "souffle" qu'il avait si souvent mis en œuvre, tel était le souffle qu'il transmettait à ses amis. Ils devaient partager la même conscience "d'être envoyés pour que les hommes aient la vie et qu'ils l'aient en abondance"

* En raison du recul dont nous disposons par rapport aux événements, nous avons tendance à envisager des périodes nettement indépendantes les unes des autres pour le don de l'Esprit. La réalité est beaucoup plus souple.

Nous nous souvenons de Jean-Baptiste et de son influence sur nombre d'apôtres. Or, leur départ avait été marqué par une référence prioritaire à l'Esprit. "J'ai vu l'Esprit descendre, tel une colombe venant du ciel et demeurer sur lui." Cette foi personnelle avait fait plus que se communiquer comme une simple définition émanant de l'Ecriture.

L'évangéliste reconnaît d'ailleurs cette imprécision. Lorsqu'il parle de l'Esprit "que donnera le Père", il a du mal à isoler son envoi. Force est de reconnaître qu'il a imprégné la pensée des disciples au long de la vie publique de Jésus. Même si c'est de façon confuse, "vous, vous le connaissez parce qu'il demeure auprès de vous et qu'il est en vous". Quant à l'avenir, par deux fois, dans le discours après la Cène, Jean revient sur ce qui demeure la base de toute évocation de l'Esprit. "Il nous rappellera tout ce que je vous ai dit"… "Il ne parlera pas de lui-même… c'est de mon bien qu'il recevra et il vous le fera comprendre."

Conclusion

* "Souffle du créateur"… "Souffle de Jésus"… "Souffle de l'Esprit"… "Souffle de l'Eglise"… même Souffle au service de l'histoire des hommes…

Il est certain qu'à certaines périodes de cette histoire, nous serions tentés d'évoquer l'auteur du livre de la Sagesse lorsqu'il déplore l'oubli de ce souffle. Beaucoup semblent "ignorer Celui qui les façonnés, qui a soufflé en eux une âme active et insufflé un esprit qui fait vivre"… Mais le prophète Ezekiel reprenait le même symbolisme en lueur d'espérance alors que son peuple vivait les instants dramatiques de l'exil: "Je vais faire venir en vous un souffle pour que vous viviez… J'ouvrirai vos tombeaux et je mettrai mon souffle en vous"…

 
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